jeudi 7 mai 2009

lundi 4 mai 2009

Vers le record...


En gagnant à Rome le 15è "masters1000" (ex masters series) de sa carrière, Rafael Nadal n'est plus qu'à deux longueurs du record détenu par l'américain André Agassi(17)...

CLASSEMENT VAINQUEURS "MASTERS 1000" (Ex MASTERS SERIES)

1.- André Agassi (USA) - 17

2.- Rafael Nadal (ESP) - 15

3.- Roger Federer (SUI) - 14

4.- Pete Sampras (USA) - 11

5.- Thomas Muster (AUT) - 8

6.- Michael Chang (USA) - 7

7.- Boris Becker (ALLE) - 5

8.- Jim Courier (USA) - 5

9.- Gustavo Kuerten (BRE) - 5

10.- Marcelo Ríos (CHI) - 5

11.- Marat Safin (RUS) - 5

12.- Novak Djokovic (SER) - 4

13.- Stefan Edberg (SUE) - 4

14.- Juan Carlos Ferrero (ESP) - 4

15.- Andrei Medvedev (UKR) - 4

16.- Andy Roddick (USA) - 4

17.- Thomas Enqvist (SUE) - 3

18.- Carlos Moyá (ESP) - 3

19.- Andy Murray (GBR) - 3

20.- Sergi Bruguera (ESP) - 2

21.- Andrei Chesnokov (RUS) - 2

22.- Guillermo Coria (ARG) - 2

23.- Alex Corretja (ESP) - 2

24.- Nicolay Davydenko (RUS) - 2

25.- Wayne Ferreira (SUD) - 2

26.- Guy Forget (FRA) - 2

27.- Lleyton Hewitt (AUS) - 2

28.- Goran Ivanisevic (CRO) - 2

29.- Richard Krajicek (HOL) - 2

30.- David Nalbandian (ARG) - 2

31.- Patrick Rafter (AUS) - 2

32.- Michael Stich (ALLE) - 2

33.- Juan Aguilera (ESP) - 1

34.- Tomas Berdych (TCHE) - 1

35.- Guillermo Cañas (ARG) - 1

36.- Roberto Carretero (ESP) - 1

37.- Albert Costa (ESP) - 1


38.- Sebastian Grosjean (FRA) - 1

39.- Tommy Haas (ALLE) - 1

40.- Tim Henman (GBR) - 1

41.- Thomas Johansson (SUE) - 1

42.- Petr Korda (TCHE) - 1

43.- Félix Mantilla (ESP) - 1

44.- Magnus Norman (SUE) - 1

45.- Karel Novacek (TCHE) - 1

46.- Andrei Pavel (ROUM) - 1

47.- Mikael Pernfors (SUE) - 1

48.- Mark Philippoussis (AUS) - 1

49.- Cedric Pioline (FRA) - 1

50.- Albert Portas (ESP) - 1

51.- Tommy Robredo (ESP) - 1


52.- Greg Rusedski (GBR) - 1

53.- Emilio Sánchez Vicario (ESP) - 1

54.- Jo-Wilfred Tsonga (FRA) - 1

55.- Chris Woodruff (USA) - 1

dimanche 3 mai 2009

Rome - Masters 1000. Interview de Rafa


Rafa, bravo pour ce titre. Le quatrième au Foro Italico. Que représente-t-il pour toi?

Merci beaucoup. Bien sûr, c'est un moment important de ma carrière. Rome est un très gros tournoi. J'ai désormais 15 titres en Masters 1000 à mon actif, c'est beaucoup, et j'en suis très heureux! Gagner Rome est toujours incroyable, et je suis vraiment content de cette victoire.

Comment t'es-tu senti pendant ce match ? Tu as très bien démarré, puis les choses ont commencé à se corser.

Oui. J'ai fait un bon début de partie. Je remporte le premier jeu, ce break d'entrée était important. Mais par la suite, c'était vraiment difficile : les rebonds étaient énormes, et sa première balle était dure à retourner. A 5/3, j'ai une balle de set. Importante. Je frappe un revers pour gagner le point, et à ce moment-là, mon revers n'est pas bon. Après-coup, je me dis que je n'ai pas eu trop de chance à 5/4. J'ai joué deux bons points, et j’ai fait deux fautes sur mon coup droit long de ligne. Mais c'était bien joué, car j'ai joué agressif. A 6/5, ça n’allait pas trop. Mais j'ai eu ma chance. J’étais mené 0/30, si je me souviens bien. C'était dur. Le moment le plus dur du match je pense. Dans le tie-break, Novak empoche le premier point. Mais pour moi, la chose la plus importante était que j’avais de toute façon deux services pour remporter le set. J'ai perdu chacun de ces deux points, mais j'étais mentalement à 100% dans ce jeu décisif, c'était important. Vraiment important.

15 titres en Masters 1000… Est-il important pour toi de faire tomber des records, d'être le joueur à avoir remporté le plus de Masters 1000 dans l'histoire du tennis ?

J'adorerais en avoir plus de 17. J'en ai déjà 15. Et j'en suis vraiment heureux. Je vais faire de mon mieux lors des prochains tournois. La chose importante pour moi aujourd'hui est d'avoir 15 titres en Masters. C'est déjà énorme. Mais plus de 17, j'aimerais beaucoup.

Physiquement, comment te sens-tu après 3 semaines non-stop, et 3 titres?

Très bien! J'ai eu un match long contre Novak à Monte-Carlo, mais après ça je n'ai plus perdu le moindre set. Je n'ai pas joué de matches longs cette semaine. J'ai disputé un tie-break dans le premier set aujourd'hui, mais les autres jours, ça a été du 6/3 maximum. Idem à Monte-Carlo et Barcelone. Je trouve que c'est une très bonne chose d'avoir enchaîné 3 semaines comme ça.

A Roland Garros, comment peux-tu envisager de perdre en 3 sets ?

Chaque tournoi est totalement différent. Là, je suis désormais concentré sur Madrid. Roland Garros, c’est dans deux, trois semaines. Donc d’abord : Madrid. On verra ensuite ce qu’il se passe pour Roland Garros. L’important est de bien jouer. Si c’est le cas, j’aurai des chances de faire de bons résultats dans ces deux prochains tournois. Mais on ne sait jamais ce qui peut se passer. C’est toujours comme ça en tennis.

A quel point cela a-t-il compté, pour toi, et pour Djokovic, de savoir que tu es le meilleur sur terre battue, et bien évidemment le meilleur joueur au monde actuellement ? Cela a-t-il vraiment pesé dans ce match ? Ton adversaire peut-il nourrir un complexe d’infériorité face à toi, actuel n°1 mondial ?

Je pense que chaque match est différent. Tu entres sur le court pour gagner. Ce n’est pas en dehors que tu gagnes tes matches. Ce n’est jamais avant le match que tu gagnes. Tu gagnes en jouant. C’est mon avis.

Les imitations que Djokovic a pu faire de toi étaient-elles fidèles ? As-tu apprécié ?

Pour moi, pas de problème. Si les gens apprécient, c’est l’essentiel. Peu importe, c’était marrant.

Es-tu plus surpris par ton propre niveau de jeu, ou par le fait que les autres n’arrivent pas à te battre ?

Ces dernières années, à chaque fois, vous pensiez qu’il était impossible de répéter ce que j’avais fait les années précédentes. Mais maintenant c’est différent. Il me reste tout de même à gagner à nouveau Roland Garros pour rééditer ce que j’ai fait l’an passé. Mais quel que soit mon résultat à Roland Garros, je pense avoir fait une bonne saison sur terre. Même si je vais à Roland Garros et que je perds, je trouve que ce serait injuste de dire que je n’ai pas fait une bonne saison sur cette surface. Peu importe les résultats à Madrid et Paris, cette saison sur terre battue est incroyable. Je suis vraiment content de tout ça. Bien sûr, je suis très surpris de voir que je gagne 3 titres d’affilée en 3 semaines. Ça ne m’était jamais arrivé par le passé, donc c’est bien pour moi de savoir que je suis capable de ça. Après, c’est sûr, j’aurais préféré avoir une semaine off entre Barcelone et Rome…

Que penses-tu de la semaine de Roger Federer ici à Rome ? Est-il suffisamment préparé pour Roland Garros ?

Il reste Madrid. Je crois que vous oubliez ce tournoi, non ?

Roger a fait de bons matches ici. En demi-finale, il a quasiment gagné. Il a loupé sa chance l’emporter face à un très bon joueur, Novak. Donc oui, je dirais qu’il est au niveau. Son tennis est là. Pas de problème avec ça, vraiment.


Tu as affronté Djokovic en finale à Monte-Carlo, et ici. Quel match était le plus difficile ? Quelles différences y a-t-il eu entre ces deux rencontres ?

J’étais plus en danger à Monte-Carlo. Mais j’ai l’impression d’avoir légèrement mieux joué ici. Même si le court était plus dangereux qu’à Monaco pour jouer contre lui…

Pourquoi ?

Parfois, vraiment difficile de contrôler la balle. Elle « vole » beaucoup. A Monte- Carlo, les balles rebondissent moins. Mais il est ridicule de dire que ce court ne me convient pas, alors que j’y ai gagné 4 titres. Ce terrain est parfait pour moi. Ces rebonds bizarres ne me dérangent pas, j’aime bien. Mais bon, ici, il faut vraiment jouer ton meilleur tennis. Si tu joues moyennement, il y a danger…

Heureux de jouer à Madrid ? Cela ne fait-il pas un peu beaucoup d’enchaîner autant de tournois avant Roland Garros ?

C’est le calendrier, non ? Je dois jouer. Bien sûr, jouer en Espagne est toujours une source de motivation supplémentaire, c’est très spécial. La seule chose, c’est que c’est en altitude. Roland Garros se dispute dans des conditions complètement différentes. Croyez-moi, j’y joue et je sais de quoi je parle. Madrid va être un tournoi très dur. C’est vrai, j’aimerais ne pas avoir à jouer un tournoi en altitude juste avant Roland Garros. Je préfèrerais avoir, par exemple, un tournoi aux conditions similaires à celles de Roland, autre que Madrid, avant d’arriver à Paris. Mais c’est le calendrier, et je ferai de mon mieux pour obtenir de bons résultats.

Que vas-tu faire ces deux, trois prochains jour ? Vas-tu prendre la raquette ou la laisser un tout petit peu de côté ?

Un peu de Golf (sourire)…

Source: www.welovetennis.fr

Rome - Masters 1000. Encores des photos !







Rome - Masters 1000. C'est dans la presse...


Dans une finale très serrée, Rafael Nadal s’est imposé difficilement face à un Novak Djokovic, décidément à l’aise sur terre battue (7/6 6/2). A quelques semaines de Roland Garros, le numéro 1 mondial a trouvé, avec le Serbe, un véritable adversaire sur cette surface.

C’était la finale de rêve à Rome. Les deux meilleurs joueurs de terre battue face à face. Le premier set a tenu toutes ses promesses. Pris à froid dès le premier jeu, Novak Djokovic devait céder sa mise en jeu de suite (1/0). Friand des longs échanges, Rafael Nadal tentait souvent de faire craquer le Serbe en l’usant. Les balles hautes et liftées ne réussissaient pas non plus à «Djoko» qui passait beaucoup de temps à faire l’essuie-glace. Tranquillement, l’Espagnol se dirigeait vers un premier set remporté facilement (5/4). Soudain, Djokovic accélérait le pas et mettait le numéro 1 mondial à la faute. Surpris par le niveau de jeu du Serbe, le Majorquin cédait son engagement alors qu’il servait pour le set (5/5). Essoufflé et fatigué par l’énergie mise à revenir, Djokovic perdait à nouveau sa mise en jeu et voyait une nouvelle fois Nadal servir pour le match (6/5). Le Serbe n’étant pas numéro 3 mondial pour rien, il se battait comme un beau diable sur tous les points et prenait encore une fois le service de l’Espagnol pour le pousser jusqu’au tie-break (6/6). Un tie-break qui n’était finalement qu’une formalité pour le numéro 1 mondial (7-2). Une première manche très accrochée comme ne l’avait pas été Rafael Nadal depuis longtemps.

Djoko baisse les armes
Chaos debout, Djokovic semblait complètement ailleurs lors des trois premiers points du deuxième set. A 40-0 pour Nadal, le Serbe se réveillait, allant même jusqu’à obtenir une balle de break. Nadal la sauvait in-extremis (1/0). «Nole» enchainait avec un jeu blanc (1/1) avant que Nadal ne remporte sa mise en jeu grâce à un magnifique passing long de ligne (2/1). La deuxième mise en jeu de Djokovic était une merveille d’intensité notamment à 40/40 où Djokovic marquait un point extraordinaire après avoir baladé l’Espagnol sur tout le terrain. La défense du Majorquin ne suffisait pas (2/2). Un brin fatigué, Nadal semblait tout à fait prenable sur sa mise en jeu, mais encore une fois, il parvenait à remporter son service (3/2). Menant 40/15, le Serbe allait perdre sa mise en jeu sur quatre grosses fautes (4/2). Déconcentré, il laissait «Rafa» prendre un avantage définitif et confirmer son break (5/2). Complètement dépassé par les évènements, Djokovic n’y était plus du tout et perdait la rencontre sur son service après un passing long de ligne de Nadal (6/2). Le numéro 1 mondial a dû puiser dans ses réserves pour remporter ce match. Il semble moins flamboyant que l’an passé. Mais, il fait l’essentiel, il gagne ! Novak Djokovic est aujourd’hui l’adversaire le plus coriace pour Rafael Nadal. Ce dernier remporte à Rome son troisième titre en trois semaines.


source: http://www.sport24.com/

Rome - Masters 1000. C'est dans la presse...


Trois tournois sur terre battue, trois titres en trois semaines... Rafael Nadal ne lâche rien et réalise dimanche le quadruplé à Rome après sa victoire (7-6 [2], 6-2 en 2h03') contre Novak Djokovic. Malgré l'accumulation des matches, le numéro 1 mondial reste intouchable et engrange sa 31e victoire d'affilée sur terre battue. La prochaine tournée du patron a lieu à Madrid dans un peu d'une semaine.

Il n'a pas le meilleur revers. Il n'a pas le meilleur service. Il n'a peut-être pas le meilleur coup droit (et encore). Mais Rafael Nadal gagne toujours ou presque. Pourquoi ? Son intensité physique et son mental hors normes ne laissent pas la place à la défaite sur terre battue. Novak Djokovic ne réalise pas un mauvais match. Bien au contraire. Il réussit à débreaker à deux reprises l'ogre de Manacor au moment de conclure le premier set à 5-4 et 6-5 et à sauver deux balles de set. Le tenant du titre essaie bien de changer de tactique. Après avoir misé sur l'agressivité, il tente de casser le rythme. Mais Rafael Nadal s'adapte encore et toujours. A l'image de son rituel des bouteilles au changement de côté ou de la mise en place de ses affaires en arrivant sur le court, il est méticuleux et attentif au moindre détail.

Emprise physique et mentale
Pour le battre, il ne faut pas être bon, il faut être exceptionnel... pendant deux ou trois heures ! L'Espagnol fait toujours jouer un coup supplémentaire et n'hésite pas à agresser en permanence son adversaire sur chaque balle courte. Fidèle à la tactique de l'oncle Toni, il pilonne le revers adverse avec sa patte de gaucher avant d'aligner une gifle de coup droit décroisé et surtout propose une longueur de balle impressionnante. Même ses quelques moments de fébrilité à l'instar de sa première balle de set ratée sur un revers dans le filet ne paraissent pas l'atteindre. Qu'il joue bien ou mal, son attitude reste identique et son jeu ne s'altère pas sous le poids de la frustration.

Il fait craquer Novak Djokovic physiquement et psychologiquement. Le numéro 3 mondial ne se remet pas de la perte de la première manche qui a duré 1h14' et cette double faute qui offre le break à 3-2 au Majorquin dans le deuxième set, signe sa perte. Le Serbe n'a plus la tête à l'exploit et voit un dernier passing gagnant de coup droit en bout de course offrir un 25e titre sur terre battue au numéro 1 mondial à seulement 22 ans. A la question récurrente « Qui peut battre Rafael Nadal sur terre ? » La réponse se trouve sur le terrain : Rafael Nadal lui-même. L'usure mentale de l'accumulation des matches et un adversaire en pleine réussite sur une rencontre en deux sets gagnants peuvent terrasser le champion... Il ne reste donc que le conditionnel et des hypothèses alambiquées pour imaginer un grand rival au numéro 1 mondial sur sa surface de prédilection. Rafael Nadal ne joue jamais avec le conditionnel, il préfère le présent et les actes aux supputations.


Source: http://www.lequipe.fr/

Rome - Masters 1000. La finale en photos...