
Huit jours après sa défaite contre Federer à Madrid, Rafael Nadal a entamé une nouvelle série de victoires sur terre battue Mais le prince de Roland, toujours invaincu Porte d'Auteuil, a vu sa domination contestée pendant un set et demi par Daniel Marcos, un audacieux Brésilien classé 97e mondial, au revers à une main efficace. D'abord incapable de conclure la première manche sur son service (à 5-4), avant de s'imposer (7-5), le numéro un mondial a affiché son agacement en concédant le break au début du deuxième set (1-3). L'Espagnol, déguisé en panthère rose, fluo, pour cette édition 2009, ressemblait alors plus à un gentil matou ronronnant dans son panier, sous le soleil. L'Espagnol commettait des fautes inhabituelles pour lui et jouait court, s'exposant ainsi aux contres de Daniel, pas du tout inhibé par le Central.
Fallait pas l'énerver
Mais vexé d'avoir ainsi été contesté en son royaume, sous les yeux d'un public conquis par le culot du Brésilien et ravi de voir un affrontement équilibré, Nadal a ressorti ses griffes. Le Majorquin a rallongé ses frappes et remis la partie sous sa coupe, pour un scénario désormais bien connu à Paris (6-4, 6-3). Cette 29e victoire consécutive à Roland-Garros, en... 29 matches, lui permet ainsi d'établir un nouveau record. Il partageait l'ancien avec Björn Borg, invaincu entre 1978 et 1981, et qui n'avait pas disputé l'épreuve par la suite. Et espère boucler la quinzaine à 35, une cinquième Coupe des Mousquetaires en poche.
«Je n'ai pas assez bougé mes jambes, a reconnu Nadal, quand même satisfait de s'en être sorti en trois sets. Je dois m'améliorer, plus jouer à l'intérieur, que mes coups fassent un peu plus mal.»