
Toujours aucun relâchement du côté du n°1 mondial. Vendredi, Rafael Nadal a balayé l'un de ses prédécesseurs au sommet de la hiérarchie mondiale, l'Australien Leyton Hewitt (6-1, 6-3, 6-1). Le Majorquin a ainsi décroché son ticket pour les huitièmes de finale.
Contre ce Nadal-là il n'y avait rien à faire. Si on ne l'avait pas trouvé à son meilleur lors de ses deux premiers tours, le quadruple tenant du titre a tout remis en place lors de ce troisième tour sur sur un court Philippe-Chatrier bondé. Certes Hewitt n'est plus le même joueur qu'il était à sa belle époque mais il revient bien depuis son opération de la hanche comme l'a démontré son titre à Houston. Seulement sur terre battue, il n'évolue pas dans la même dimension que le patron du circuit.
Les premiers tours avaient montré un Nadal peu inspiré au service, jouant parfois court et commettant un peu plus de fautes que d'habitude. Vendredi, il a servi le plomb, avec des premières frôlant les 200 km/h sur des points cruciaux, tout en retrouvant une terrible longueur de balle. Hewitt, condamné à prendre la balle au sommet du rebond ou bien à jouer sans arrêt au-dessus de l'épaule, a subi encore et toujours. S'il a commis pas mal de fautes, c'est simplement parce que son adversaire ne lui laissait pas d'autre choix que de tenter l'impossible pour marquer un point. Certes il y a eu cette révolte à 0-2 dans la deuxième manche quand il a enchaîné trois jeux pour se retrouver à 30-0 sur le service de Nadal. Le public a bien tenté de le pousser histoire que le spectacle dure un peu mais rien n'y a fait.
Défendant comme à la parade, sortant des passings en bout de course hallucinants tout autant que d'énormes claques de coup droit le long de la ligne, Nadal s'est montré impérial. «J'ai vraiment fait un bon match, je me sentais bien mieux. J'ai très bien servi, très bien senti la balle mais je savais que contre Hewitt je devais être méfiant. C'est toujours dur de le battre.» Hewitt a ainsi été étrillé tout en tenant souvent le bras de fer du fond mais en finissant inlassablement par rompre. «Aujourd'hui il était juste trop bon. Il a bien mieux servi, il a sorti des coups incroyables. Moi j'ai un peu trop raté au début, je l'ai laissé prendre le large et ça ne pardonne pas. Je n'ai pas eu de chance avec le tableau cette année (rires) mais je reviendrai.» Ils auraient été de toute manière nombreux ce vendredi à subir le même sort face au maître des lieux.