Tennis - Coupe Davis
Nadal finit 2009 en beauté
Rafael Nadal a fini la saison 2009 sur une victoire. Le n°2 mondial a dominé (6-3, 6-4) le Tchèque Jan Hajek lors du premier simple dimanche. Un match sans enjeu puisque l'Espagne est déjà assurée du titre mais qui aura permis au Majorquin de fermer l'exercice 2009 sur une bonne note. Hajek, 102e joueur mondial, a bien défendu ses chances mais il n'y a pas eu de miracle. Un break d'entrée tenu jusqu'au bout du premier set, deux balles de 3-5 tout de même à sauver dans la seconde manche, puis un break à 4-4 pour sceller la rencontre. Dans un Palau Sant Jordi bien rempli, le n°1 espagnol a de nouveau tenu son rôle. Il finit sa saison sur une finale gagnée de Coupe Davis, donc en beauté. Et c'est tout ce qu'il demandait.
Oubliées les trois défaites de suite du Masters de Londres ? Peut-être pas, mais le moral doit de nouveau être au beau fixe. Avant ce week-end de Coupe Davis, son oncle Toni l'avait dit touché mentalement. Ce à quoi Rafa avait répondu que c'est seulement s'il perdait cette finale qu'il serait franchement déprimé. Les deux points apportés et surtout cette belle victoire contre Berdych l'ont certainement relancé sur de bonnes bases en vue de 2010. Mais il devra bientôt retrouver les surfaces rapides australiennes et défendre son titre à Melbourne.
Merci les copains !
Une tâche qui en dira plus sur son état physique et sa capacité à redevenir ou non le boss du tennis mondial. Mais pour l'instant il se dit en grande forme. «Je me sens vraiment bien, j'ai pu effectuer une très bonne semaine d'entraînement avant cette finale et mes sensations étaient très bonnes. Je n'ai plus aucun problème désormais.» On se souciait de ses abdominaux, de ses adducteurs puis récemment de son dos et on garde toujours quelques craintes pour ses genoux mais, comme à son habitude, Nadal a choisi de ne pas s'étendre sur le sujet. Il termine la saison par un titre et continuer de se construire un palmarès de titan. Mais cette dernière victoire, c'est à ses coéquipiers qu'il l'a dédiée.
«J'avais été tellement déçu l'année dernière de ne pas pouvoir jouer la finale. Mais finalement ça avait été un bien pour l'équipe étant donné le niveau de jeu que les gars avaient produit. Cette saison j'étais fou de joie de retourner dans le groupe et en plus jouer cette finale à la maison c'était fantastique. Maintenant je veux juste dire un grand merci à l'équipe pour s'être qualifiée sans moi et m'avoir ensuite donné la chance de jouer pour le titre.» Le capitaine Albert Costa le martèle depuis des lustres : la force de l'Espagne c'est son esprit de groupe. - C. B.
