
«Rafael Nadal, vous avez remporté Indian Wells pour la deuxième fois. Qu'est-ce qui fait que vous jouez aussi bien en ce moment ?
Je crois que je sais faire plus de choses qu'avant, que j'ai plus d'options dans mon jeu. Je sais maintenant changer le rythme d'un échange avec un revers slicé, comme contre Andy (Murray) en finale. Je sers bien, même parfois très bien, comme lorsque j'ai sauvé cinq balles de match contre David Nalbandian (en huitièmes de finale). Et aussi, je joue beaucoup plus au milieu du court, je suis plus en contrôle de l'échange. Avant, je devais courir partout pour gagner un match.
Dans quel domaine cherchez-vous à vous améliorer encore plus ?
Mais vous me posez cette question tous les jours... Je voudrais m'améliorer toute ma vie mais ça ne se fait pas du jour au lendemain. Bien sûr, je veux progresser au service, à la volée, jouer dans le court, être plus agressif. Mais tout cela est un processus qui prend du temps. Cette semaine, par moments, j'ai eu l'impression d'être meilleur à l'entraînement qu'en match, ce qui est étrange chez moi.
Pourquoi pensez-vous que le vrai Grand Chelem est impossible alors que vous avez gagné quatre fois Roland-Garros, une fois Wimbledon et l'Australie ? Est-ce juste de la modestie ?
Personne ne peut savoir ce qui peut se passer dans deux, trois, six mois. C'est très difficile de jouer toute l'année à son meilleur niveau. Même si je suis à mon meilleur niveau, si Andy (Murray) est dans un bon jour, il peut me battre. Chaque tournoi est difficile, alors le Grand Chelem... Certes, jouer cinq sets aide un peu les meilleurs parce que les matches sont plus longs. Mais à mon avis, c'est presque impossible. J'adorerais le faire mais oui, c'est quasi impossible. En tout cas, je n'ai aucune pression par rapport à ça parce que je n'y pense pas, ce n'est pas un objectif». (AFP)
Source: www.lequipe.fr