mercredi 29 avril 2009

Rome - Masters 1000


1er Tour: Qualifié

2e Tour: Rafael Nadal (ESPAGNE -1) bat Andreas Seppi (ITALIE) 6/2 6/3

1/8e de Finale: Rafael Nadal (ESPAGNE-1) bat Robin Soderling (SUEDE) 6/1 6/0

1/4 de Finale: Rafael Nadal (ESPAGNE-1) bat Fernando Verdasco (ESPAGNE-6) 6/3 6/4

1/2 Finale: Rafael Nadal (ESPAGNE-1) bat Fernando Gonzalez (Chili-12) 6/3 6/3

Finale: Rafael Nadal (ESPAGNE-1) bat Novak Djokovic (SERBIE-3) 7/6(2) 6/2

dimanche 26 avril 2009

Bouquin... "Le monde de Rafael Nadal"


De quoi s'agit-il ?

Tout simplement du livre le Monde de Rafael Nadal, les secrets de sa réussite, 30 conseils pour progresser, écrit par Luca Appino en collaboration avec Toni Nadal. 104 pages dans un format à l'italienne, luxe. 30 chroniques tout à fait insolites et exclusives sur la vie de ce champion hors du commun.

Du Safari en Afrique du Sud à la bataille d'aces avec Feliciano Lopez, découvrez comment, pourquoi, Rafael Nadal est un champion d'exception !

Attention l'édition est limitée, et une partie des fonds est réversée à la Fondation de Rafael Nadal

Livre disponible sur welovetennis.fr en cliquant sur ce lien:
http://shop.welovetennis.fr/livre-rafael-nadal/31-le-monde-de-rafael-nadal.html

Pour les autres, date de sortie: Début Mai

Barcelone - 500 Séries - Victoire en finale de Rafa 6/2 7/5 contre Ferrer










vendredi 24 avril 2009

mercredi 22 avril 2009

Tenue de Rafa pour Roland Garros 2009



Barcelone - 500 Séries



1er Tour: Exempt

2e Tour: Rafael Nadal (ESPAGNE - 1) bat Frederico Gil (PORTUGAL - Q) 6/2 6/2

1/8e de Finale: Rafael Nadal (ESPAGNE - 1) bat Christophe Rochus (BELGIQUE) 6/2 6/0

1/4 de Finale: WO de David Nalbandian (ARGENTINE - 7)

1/2 Finale: Rafael Nadal (ESPAGNE - 1) bat Nikolay Davydenko (RUSSIE - 3) 6/3 6/2

Finale: Rafael Nadal (ESPAGNE - 1) bat David Ferrer (ESPAGNE - 4) 6/2 7/5

lundi 20 avril 2009

Interview de Rafa après Monte Carlo...


Rafa : "Gagner à nouveau Monte Carlo: plus qu'un rêve pour moi" Vainqueur pour la 5ème fois à Monte Carlo, Rafael Nadal était plus que content, car c'est ici qu'il a débuté sa carrière.


Rafa, tu t'imposes pour la cinquième fois consécutive ici. Qu'est ce que cela représente pour toi ?

''Monte Carlo est l'un des tournois les plus importants au monde. Un tournoi vraiment fort d'un point de vue historique. Jouer ici est toujours un plaisir. Quand je suis venu pour la première fois, en 2003, évoluer sur ces courts, c'était un rêve qui devenait réalité. Et aujourd'hui, je remporte mon cinquième Monte Carlo... Jamais je n'aurais imaginé ça! Si je devais choisir de ne remporter qu'un Masters 1000, je placerais Monte Carlo en première position. La ville, l'ambiance, l'histoire : tout est spécial. Ce tournoi a toujours une place à part pour moi.''

As-tu la sensation d'avoir fait un match en "yoyo", avec beaucoup de hauts et de bas ?


Dans le deuxième set, effectivement. Mais pas dans le troisième. Il y a beaucoup d'échanges extrêmement longs. Physiquement, je me sentais bien. Mentalement aussi. La troisième manche a été celle où je me suis montré le plus régulier.


Peux-tu dire que cette finale de Monte Carlo était la plus difficile des cinq que tu as disputées (et remportées) ?


Celle contre Coria était vraiment difficile. Contre Federer, une année, nous avions joué quatre sets. A vrai dire, je pense que toutes mes finales ici étaient difficiles. Celle-ci l'était, c'est évident. Mais ce n'est pas la seule.

Tu engranges de la confiance pour les semaines à venir...

De ce point de vue il est toujours bon de bien démarrer la saison sur terre en s'imposant ici. Mais la chose la plus importante, avant la confiance, c'est le titre. Gagner à nouveau Monte Carlo est plus qu'un rêve pour moi. C'est incroyable, non ? Cinq titres : jamais je ne me serais attendu à ça. J'étais très ému aujourd'hui.


Jusqu'à présent, chacune de tes victoires sur le Rocher a été suivie d'une victoire à Paris, à Roland Garros. Est-ce bon signe ?


Je l'ai fait quatre fois, c'est vrai. Mais ces deux tournois sont très différents, et il reste encore quelques semaines avant Paris. Je suis maintenant concentré sur Barcelone, puis Rome. D'autres événements importants se profilent avant Roland Garros.

Parles-nous un peu de la performance de Novak Djokovic. Est-ce l'un des meilleurs matches qu'il ait disputé contre toi sur terre battue ?


Le meilleur était peut-être celui de l'an dernier à Hambourg. Novak est un très bon joueur. Sur terre battue aussi il a de très bons résultats. Il doit être top 3 ou top 4 sur cette surface. Jouer face à lui n'est jamais évident. Le match d'aujourd'hui n'a pas fait exception.

Peux-tu encore progresser sur terre ?


Tout le monde peut se perfectionner sur toutes les surfaces. Personne n'est parfait. Alors bien sûr, je peux m'améliorer. J'y travaille en permanence. Lorsque tu sens que tu ne peux plus progresser, difficile de te lever le matin et d'aller sur le court sans y croire. Je suis là pour progresser encore et encore. C'est mon moteur. Si un jour je ne ressens plus ça, je pense qu'il sera temps que j'arrête. Tu peux toujours mieux faire. Et si tu n'es pas cet état d'esprit-là, tu n'es tout simplement pas prêt à jouer..


Sur quel secteur de jeu estimes-tu avoir désormais la plus grande marge de progression ?


Le service. C'est très important. ça allait mieux au début de la saison, et ici... C'était une horreur! Surtout mes deuxièmes balles. Parfois, je servais à 120 km/h... Un vrai désastre. Je dois jouer davantage, et mieux servir la semaine prochaine. Il me reste deux jours pour travailler ça.

Rafa est à Barcelone... Barcelone 500séries.




dimanche 19 avril 2009

RAFAEL NADAL - Vainqueur du Masters 1000 de Monte Carlo.


Il n'y a toujours personne pour faire tomber Rafael Nadal du Rocher. L'Espagnol a, dimanche, remporté son cinquième titre consécutif à Monte-Carlo en dominant le Serbe Novak Djokovic (6-3, 2-6, 6-1). Le n°1 mondial devient le premier joueur à décrocher cinq fois de suite le même Masters 1000. Mais l'information du jour est également que Djokovic a les armes pour le battre, lui qui a été le premier en quatre éditions à lui prendre un set. Nadal, lui, rejoint Federer au nombre de Masters 1000 remportés (14) et pourrait bien rejoindre Andre Agassi (17) avant le Suisse. C'est aussi le troisième titre de sa saison et le 34e de sa carrière.

Nadal a gagné, mais Nadal a tremblé. Une petite consolation peut-être pour la concurrence, mais Djokovic, n°3 mondial, a livré un match qui lui donne des raisons de rester ambitieux. Il a quand même compté un break d'avance dans le premier set (3-1) et a manqué l'occasion d'enfoncer le clou en début de troisième manche en ratant des balles de break. Un dernier set où les trois premiers jeux auront duré plus d'un demi-heure, décidant du sort du match. Nadal, énorme sur tous les points importants de la manche décisive bien que sérieusement bousculé, a donc eu le dernier mot. A l'usure, en mettant une pression continue sur l'adversaire sans se frustrer de quelques fautes inhabituelles. C'est cette capacité à ne jamais baisser de régime, à garder une lucidité impressionnante malgré la pression qui a encore fait des merveilles, même si la cuirasse ne quittera pas le Rocher sans quelques petits accrocs.

Djokovic, comme les autres, a explosé
De mieux en mieux dans son jeu au fur et à mesure des tours, il quitte Monte-Carlo bien en place, en commettant certes plus de fautes que d'habitude mais par la force des choses puisqu'il a reconnu, après, devoir jouer plus agressif désormais pour s'en sortir. Et certainement aussi s'économiser. La preuve de sa montée en puissance reste le retour de son jeu de défense hallucinant sur des coups qui, contre tous les autres joueurs seraient gagnants. Retournant le point le plus mal embarqué en sa faveur, il pousse son adversaire à tenter le coup impossible. Djokovic, bien que déçu, a quasiment tout gagné cette semaine : il a retrouvé sa crédibilité de n°3 mondial, garder Murray à distance mais, surtout, a gagné une confiance qui pourrait payer dans l'optique de Roland-Garros. Il a, plus que Murray, prouvé qu'il était une réelle menace pour Nadal.

Mais pour cela, il doit jouer le match parfait, sans aucun droit à l'erreur ou au moindre relâchement. La clé, il l'a trouvée dans le deuxième set, ajoutant un service de plomb à un revers qui n'est pas gêné par le coup droit lifté adverse et des accélérations de coup droit long de ligne ou décroisé qui font très mal. Impeccable contreur et capable de prendre la balle très tôt, il a également su venir conclure au filet. C'est comme ça, de toute manière, qu'il fera sauter le verrou. S'il avait moins pensé à son dos douloureux à 3-1 dans le premier set, qui sait d'ailleurs si le match n'aurait pas pris une autre tournure... Mais le n°1 mondial garde sur la durée la maîtrise totale de la surface, ses claques de coup droit et, désormais, les angles trouvés en revers, lui donnent de quoi voir venir. Tout comme sa qualité de passing qui le met à l'abri de l'abordage adverse. Si le set perdu montre qu'il n'est pas imbattable quand il devient trop attentiste et décroche de sa ligne, l'explosion en plein vol de Djokovic en fin de dernier set laisse des doutes sur la capacité adverse à tenir le bras de fer dans un match en trois sets gagnants. Donc, pour le moment et malgré cette petite alerte, c'est toujours Nadal le patron.

Source de l'article: www.lequipe.fr

RAFAEL NADAL - Vainqueur du Masters 1000 de Monte Carlo.









vendredi 17 avril 2009

Interview de Toni Nadal, oncle et entraineur de Rafael Nadal.


Toni, qu’est- ce que c’est pour toi un coach ? A quoi cela sert ?
Aujourd’hui, tout est plus difficile, il me semble que le monde est devenu plus compliqué et tout doit être parfait. Tous les petits détails nous aident à nous améliorer selon nos objectifs et je crois que cette idée est la fonction d’un coach. C’est quelqu’un qui t’aide à t’améliorer, mais, bien sûr j’ai une mentalité à l’ancienne et je pense que l’importance d’un coach est relative.

En tant que coach, as-tu une méthode pour préparer Rafa ?
Je ne sais pas s’il y a une méthode spéciale, mais en tout cas, je ne la connais pas. Je crois que le plus important est de croire au travail, croire à ce qu’on fait. A la fin, si on travaille bien, on réussit et les choses marchent bien. C’est fondamental, c’est la seule chose importante.

Mais, Toni, quelles qualités faut-il avoir pour être un bon coach ? Quelles sont les clés ?
Pour moi, il y a une question mentale. J’aime l’aspect psychologique et je travaille beaucoup avec ça.

Alors, parlons de cette clé mentale. Cette idée t’accompagne toujours…
Depuis mon enfance, j’ai travaillé d’une manière concrète, j’ai essayé toujours de rendre les choses simples et de ne pas me compliquer la vie. Je pense que j’ai été récompensé. Pour moi, c’est le plus important. Je crois que c’est difficile de spécifier et de délimiter tout le travail qu’on a fait, mais je peux juste dire que le travail psychologique a été très, très important. C’est compliqué d’en dire plus.


Pourrait-on dire que tu es quelqu’un de spirituel qui a peut-être une force d’inspiration extraordinaire ?
La seule chose qui m’a inspiré dans ma vie est de faire du bon travail. Premièrement, il faut comprendre et savoir ce qu’on veut faire : comprendre le jeu. A partir de ce moment-là, le deuxième point est de trouver ce qui peut nous amener à comprendre ce jeu. Dans ce cas, on parle du tennis, mais on pourrait tout autant extrapoler cette approche à toutes les autres activités. Moi, en tant qu’entraîneur-professeur, ce qui m’intéresse est de faire comprendre le jeu à Rafael.

Peut-on parler des principes que tu as transmis à ton neveu ou pas ?
Oui, on peut dire que je me suis basé sur les principes que je viens de t’expliquer. En fait, je lui ai enseigné à comprendre le jeu. Ensuite, je lui ai marqué un chemin : des objectifs à court et à long terme. Si on joue au tennis pour gagner le championnat des îles Baléares, ce n’est pas pareil que si on joue au tennis pour devenir le numéro un du tennis mondial. C’est ce que j’ai toujours voulu lui faire comprendre.

En tant que coach de Rafa, comment décrirais-tu votre relation ?
Notre relation n’est pas comme celle des autres coachs avec leurs joueurs. On n’a pas une relation typique car on est parents. J’ai une vision de la vie particulière et c’est cette vision que j’ai essayé de lui montrer et de lui faire comprendre. Bien sur, des fois on a été d’accord et des fois non mais c’est évident que l’on n’a pas une relation normale en tant qu’entraîneur et joueur. Je suis intervenu dans la vie professionnelle et personnelle de Rafael d’une façon différente de celle des autres coachs avec leurs sportifs. Avec une vision de la vie… C’est long… On pourrait en parler plus de vingt minutes, c’est sur ! Mais, je pense qu’en tant qu’oncle, je m’efforcerai de toujours donner le meilleur à Rafa et pas seulement au niveau sportif mais aussi personnel. Rafa est une personne normale. Comme tout le monde, il a une copine, il a ses parents, ses amis, il souffre, il est content. J’ai lui ai inculqué ma vision des relations humaines.

La valeur la plus importante que tu lui aies transmises ?
Au niveau du tennis, le plus important que j’ai lui aie appris c’est de croire au travail, avoir du respect pour tout : les gens, le matériel qu’il utilise, les autres joueurs. Il faut être reconnaissant de la vie, ça c’est fondamental.

Tu considères toujours que Federer est le numéro un mais que penses-tu du fait qu’il n’ait pas de coach ?
C’est parfait ! Je pense que c’est important d’avoir un coach pendant le processus de formation du joueur mais s’il est déjà performant, je ne crois pas que ce soit fondamental. Je suis pragmatique et je pense que Federer s’est toujours bien débrouillé comme cela. Il a pris la bonne décision.

Pour finir, Toni, as-tu un coach?
(Il rit beaucoup) Non! Pas du tout! Ça ne serait pas trop logique (Il rit encore plus).

mercredi 15 avril 2009

Monte-Carlo Masters 1000

1er Tour: Exempt

2e Tour: Rafael Nadal (ESPAGNE - 1) bat Juan Ignacio Chela (ARGENTINE) 6/2 6/3

1/8e de Finale: Rafael Nadal (ESPAGNE - 1) bat Nicolas Lapentti (EQUATEUR - Q) 6/3 6/0

1/4 de finale: Rafael Nadal (ESPAGNE - 1) bat Ivan Ljubicic (CROATIE) 6/3 6/3

1/2 Finale: Rafael Nadal (ESPAGNE - 1) bat Andy Murray (ECOSSE - 4) 6/2 7/6(4)


Finale: Rafael Nadal (ESPAGNE - 1) bat Novak Djokovic (SERBIE - 3) 6/3 2/6 6/1

vendredi 10 avril 2009

Interview de Gilles Simon sur Rafael Nadal...


Est-ce que les valeurs dans lesquelles Nadal a été élevées sont importantes ?

Oui. Je pense que ça joue beaucoup, parce que c’est un joueur qui est très, très respectueux de tous ses adversaires. Et même si, quand il est arrivé sur le circuit, il avait des attitudes que même moi je n’aimais pas spécialement (quand il s’encourageait vraiment à chaque point), il a vraiment changé, il est beaucoup plus tempéré. Franchement, au niveau de l’attitude, c’est, de loin, le n°1.

S’entraîne-t-il plus que les autres ? A-t-il le même comportement à l’entraînement et en match ?

Non. Absolument pas. Pour m’être entraîné avec lui plusieurs fois, je peux dire qu’à l’entraînement, il tente énormément de choses qu’il ne sait pas faire, il n’est pas du tout régulier. Ce n’est pas qu’il prend plus que risques que d’habitude… Il ne prend QUE des risques ! (sourire) Il frappe très fort, cherche le point gagnant en deux frappes, pour faire évoluer son jeu. Moi, la première fois que je me suis entraîné avec lui, je me suis dit « Plus JAMAIS je rejoue avec lui ! » (Et je ne suis pas le seul) Pour te dire… Et pourtant je l’adore. Parce qu’il était là pour travailler son truc, et tentait le point gagnant au bout de deux frappes… Je le voyais faire un match le lendemain : il ne faisait aucune faute, jouait du fond, défendait, alors que la veille, à l’entraînement, il faisait service-volée, retour-volée etc… Donc c’est pour ça que je dis non, il n’est pas du tout pareil à l’entraînement et en match ! (sourire)

Tu pourrais, comme lui, t’entraîner avec l’un des membres de ta famille ?

Aujourd’hui : non, parce que je n’ai personne de ma famille qui soit en mesure de m’aider sur le terrain. Après, chacun a son histoire. De ce que je vois de l’extérieur, il me paraît évident que Toni a eu un rôle très important.

Quelle est l’importance de sa rivalité avec Federer dans sa progression ?

Je pense que Nadal a énormément progressé parce qu’il y avait Federer en face. Federer lui a fait prendre conscience de ses limites sur certaines surfaces au début, et Rafa il a continué à travailler. C’est un gagneur-né, donc forcément : tant qu’il restera un joueur plus fort que lui, il fera toujours tout pour le rattraper. Personnellement, je pense que son facteur de réussite n°1- et il en joue encore un peu aujourd’hui- c’est que ça a été quelqu’un qui a toujours été très sous-estimé par rapport au niveau qu’il a eu. J’ai trouvé ça affreux, la façon dont il a été sous-estimé tout le temps, à être d’abord catalogué comme un bourrin de terre battue qui ne sait que courir… Et je trouve que lui, sa force, c’est qu’il ne s’est pas énervé après ça. Il en a joué. Aujourd’hui encore, en étant n° 1 mondial, il laisse prétendre que c’est Federer qui est devant, alors que ça paraît aberrant qu’il puisse penser que Federer est plus fort que lui après l’avoir battu je ne sais pas combien de fois, et maintenant sur toutes les surfaces ! Et pour autant, le fait qu’il soit sous-estimé par rapport justement à Federer fait que les gens continuent de trouver ça normal… Que oui, Federer est toujours n°1, et que lui ne se rend pas en favori dessus… Rafa est tellement sous-estimé… (soupir) Ça me paraît aberrant de penser qu’un joueur qui a six Grands Chelems, sur trois surfaces différentes, à 22 ans, ne sache faire QUE cogner comme un bourrin et courir. C'est-à-dire que… S’il était tant que ça en-dessous de Federer et son génie artistique, comme on en entend parler – j’adore Federer, et vraiment c’est un génie artistique ! – mais ce que je veux dire, c’est qu’aujourd’hui, je ne pense pas que Federer soit plus fort que Nadal. Je regarde les matches, et je vois que Nadal gagne 10 fois, 15 fois contre Federer. Je ne peux tout simplement pas penser que Federer est plus fort que Nadal. Il l’a été, il ne l’est plus. Et Nadal s’est servi de ça pour continuer de progresser. Quand on ne l’attendait pas sur gazon, il a fait sa première finale à Wim', « Et ouais, c’est de la chance, il a eu un bon tableau machin etc… ». Deuxième saison, encore une finale à Wim' : « Ouais, mais bon, contre Federer il n’y arrive pas… ». Sauf que déjà, à cette époque-là, il perd en cinq sets. Et, finalement, il gagne en 2008. Lui que l’on a catalogué comme le joueur qui ne pourrait gagner que sur terre battue. Federer, dès le début, a eu du mal sur gazon. Ce que je trouve incroyable, c’est qu’aujourd’hui encore certains puissent penser que Rafa, ce n’est qu’une brute qui cogne et qui court… Alors que c’est tellement plus que ça. Pour moi, les deux sont complètement à égalité. Federer a un meilleur palmarès, mais ils n’ont pas le même âge non plus ! La force de Nadal : rester plus de deux ou trois ans… n°2 ! Avec plus de 5000 points au classement ! Alors que certains ont été n°1 avec moins de points que ça dans l’histoire du tennis ! Et d’y rester, ne jamais lâcher, ne jamais abandonner… Sans compter la frustration que tu dois avoir d’être n°2 juste parce que tu as un extraterrestre comme Federer qui joue au même moment que toi !... On voit que, les autres joueurs, ça les décourage. Djoko, qui est arrivé très près : on a l’impression qu’il a reculé un petit peu. Au début, il s’est dit « Je vais les bouffer, les deux ». Et puis finalement, face à la densité que cela demandait, d’être en finale, de gagner tout le temps, on a senti, surtout dans son attitude (même si, au niveau du classement, il reste 3, et très proche) qu’il reculait un peu… Nadal, la force mentale ! De rester n°2 mondial pendant trois ans, de battre Federer des tonnes de fois, d’entendre dire que Federer est 100 fois meilleur que ce qu’il ne sera jamais…. Je pense que ça a dû être dur, et lui, finalement, s’en est servi pour faire son trou, tranquille, commencer à progresser sur toutes les surfaces. Et finalement, être n°1. Et n° 1 incontestable aujourd’hui. Il pourra dire ce qu’il veut, que Federer est plus fort, etc : aujourd’hui, il est n°1 incontestable, avec une avance incroyable. Je dis tout ça vraiment sans dénigrer Roger, parce qu’encore une fois, c’est un joueur que je respecte énormément, et que je remercie parce que je ne sais pas combien de personnes et de joueurs de tennis vivent grâce à lui. Mais c’est juste pour insister sur le fait que je trouve aberrant certains commentaires que je peux entendre sur Nadal, alors que, pour moi, il est au titre des grands champions, comme Federer, et point.

Pour toi, le fait d’avoir été sous-estimé a-t-il été un moteur ? Cela t’a-t-il boosté ?

Non, pas un moteur. Mais cela aide énormément. Dans le sens où, déjà, il y a toute une gamme de joueurs qui t’affrontent, qui pensent qu’ils n’ont rien à craindre… Et tu les bats. Donc déjà, tu les bats tous une fois ou deux avant qu’ils commencent à se dire « Ah ben tiens, la dernière fois j’ai perdu, donc cette fois je vais faire attention ». Après, je m’en fous. Je ne joue pas pour défier tout le monde, pour dire « Vous voyez, je suis plus fort que vous ». Le fait d’avoir peut-être été sous-estimé, qu’il n’y ait pas grand monde qui ait cru en moi, ça fait que j’ai été tranquille, je pouvais progresser tranquillement dans mon coin. Je n’avais pas de pression par rapport à ça. Bon, maintenant, j’en ai un peu plus. Mais je pense que ça m’a aidé à jouer peinard. Alors il y a forcément des moments où c’est frustrant, quand tu es 40 places devant un mec et que tout le monde pense qu’il est plus fort que toi. Mais bon, ce n’est pas très, très grave… (sourire)

Pour revenir sur Nadal, est-ce si important qu'il soit gaucher ?

Enormément. Parce que son arme, c’est son coup droit croisé qui gicle énormément. Déjà, contre tous les joueurs qui ont un revers à une main, il a un énorme avantage dans cette gamme-là, gagne un nombre de point incalculable là-dessus. Et, forcément, le fait d’être gaucher l’aide beaucoup. Notamment au service : son service n’est pas d’incroyable, mais il est très gênant, car il prend un angle incroyable. Il aurait le même service en droitier, ça ferait beaucoup, beaucoup moins mal, on retournerait systématiquement. Mais le fait qu’il soit gaucher, c’est difficile. Un petit slice côté avantage quand tu retournes et qu’il décale en coup droit : il a tout le terrain, et bon... Ce ne serait pas pareil dans l’autre sens.

Que te dis-tu en sortant du court juste après l’avoir affronté ?

Je me dis que c’est un plaisir de jouer contre lui à chaque fois. Parce qu’au niveau de l’attitude il est irréprochable. Parce qu’il respecte quoi qu’il arrive son adversaire. Parce que malgré tout les tournois qu’il gagne, et le fait qu’il soit n°1, il ne se prend pas pour un autre. Donc, vraiment, c’est toujours un plaisir de jouer contre lui.

Rafa, quand y’en a plus, y’en a encore ?

Physiquement, parfois, on voit qu’il est fatigué. Ça a été le cas par exemple à l’Australian Open. Mais ce qui est incroyable, c’est son attention. Sa capacité à fixer son attention, même quand c’est dur. On le voit : il bouge un peu moins bien, court un peu moins vite, mais au niveau de l’attitude : il ne bouge pas. Il reste concentré sur chaque point. Même si ça dure cinq heures, pendant cinq heures, il est concentré sur tous les points. Et ça, c’est une chose quasiment impossible à faire. C’est le seul que je vois faire ça.

Que pourrait-il envier dans ton jeu ?

Pas grand-chose, à mon avis ! (rires). S’il n’y a qu’un truc qu’il doit pouvoir m’envier, c’est peut-être mon revers. Mais bon, il a tellement amélioré le sien, qu’aujourd’hui je ne suis pas sûr qu’il soit moins bon que moi en revers. Après, il n’a rien à m’envier au niveau de l’endurance, du coup droit non plus, du service non plus, de la volée non plus, du mental non plus. C’est pour ça qu’il est n°1 d’ailleurs… (sourire)

jeudi 2 avril 2009

Miami - Masters 1000. Réactions après sa défaite face à Del Potro.


«Ce match était peut-être fantastique pour le public, mais pour moi ça a été une catastrophe.»

«Je pense que j'ai très mal joué du début à la fin. C'est la vérité de ce match. Plus tard, quand j'ai mené 3-0, parce qu'il faisait des fautes, je crois que j'ai joué encore plus mal. J'avais le match en mains et ça a tourné au désastre. Je n'ai pas d'excuses.»

«Juan Martin a mieux joué que moi, mais il n'a même pas eu à très bien jouer tellement j'étais à côté de la plaque. Je n'étais pas aussi concentré que d'habitude, du coup il n'a pas eu à revenir dans le jeu. C'est simplement moi qui ait mal joué. Perdre deux breaks d'avance dans le troisième set, ça ne m'arrive jamais normalement. Ce qui m'arrive à 3-0 est un désastre.»