samedi 16 janvier 2010

Les news - "www.sports.fr"

Nadal en reconquête

Vainqueur de son premier Grand Chelem sur dur à Melbourne l'an passé, Rafael Nadal entame la défense de son titre lundi face à l'Australien Peter Luczak. Sevré de trophées depuis Rome en mai dernier, le Majorquin, aujourd'hui requinqué, est fin prêt, il veut reconquérir son trône. Et même Roger Federer se méfie...

Rafael Nadal veut oublier 2009 et repartir du bon pied en 2010. (Reuters)
Rafael Nadal veut oublier 2009 et repartir du bon pied en 2010. (Reuters)

Qui d'autre que le "Roi" pouvait donc bien juger son dauphin ? "Rafa, je l'ai vu à Abu Dhabi, je l'ai vu à Doha: il ne lui manque rien. Il a juste vécu un retour de blessure, avec une perte normale de confiance. Pour moi, le très grand Nadal est pour demain." Voilà donc ce que pense Roger Federer, cité dans les colonnes de L'Equipe, de l'état de santé actuel de Rafael Nadal, à quelques heures de la première levée du Grand Chelem de l'année.

Il y a un an jour pour jour, la forme du Majorquin ne suscitait pas forcément autant d'inquiétude. Et pour cause: numéro un mondial depuis août 2008, il affichait l'inébranlable confiance de celui à qui tout réussit et s'apprêtait même à remporter à Melbourne le premier Grand Chelem sur dur de sa carrière (son sixième au total), tout en faisant pleurer à chaudes larmes son rival après 4h20 d'une finale à suspense (7-5, 3-6, 7-6, 3-6, 6-2). Mais la belle et - en apparence - indestructible machine allait pourtant se gripper quelques semaines plus tard.

"J'avais beaucoup de soucis en tête et je manquais de confiance"

Après quatre triomphes consécutifs à la Porte d'Auteuil, Nadal mordait ainsi la poussière en huitième de finale de "son" Roland-Garros, des mains d'un joueur qu'il exècre, Robin Söderling. Il était ensuite dans l'incapacité de défendre son titre à Wimbledon en raison de douleurs aux genoux, un renoncement qui le faisait chuter au deuxième rang du classement ATP. Et malgré une demi-finale à l'US Open, il n'allait pas réussir à remporter le moindre tournoi sur le circuit après son succès sur la terre battue romaine début mai. "Tout le monde me parle de ça et du fait que je sois toujours numéro 2, confiait-il au journal The Age lors de son arrivée en Australie. Mes résultats n'étaient pas parfaits mais ils étaient quand même bons !"

Ce que confirme Federer. "O.K, il n'a pas gagné depuis longtemps, poursuit le Suisse. Mais qui l'a battu ? Del Potro, Murray, Davydenko, Djokovic, Söderling... C'est quand même pas des mauvais ! Imaginez: s'il avait pu jouer Wimbledon l'an dernier si on ne lui avait pas enlevé direct ses 2000 points de sa victoire en 2008, il en serait où ?"

Et si cette baisse de régime, la première de sa carrière, l'avait tout simplement rendu plus humain ? "J'avais beaucoup de soucis en tête et je manquais de confiance, avouait-il à Doha, avant de s'incliner en finale face à Davydenko. Mais c'est la vie, il faut accepter les problèmes et réussir à revenir après." Dites-lui qu'il n'est pas favori à Melbourne et le taureau de Manacor vous surprendra encore: "Je n'ai aucun problème avec ça, car le seul favori qui compte, c'est celui qui remporte le titre le second dimanche. Chacun peut parler autant qu'il le veut avant, mais on verra bien ce qui se passe durant le tournoi... Peter Luczak, son adversaire lundi au premier tour du Grand Chelem australien, n'a qu'a bien se tenir: le grand Rafa pourrait bien être de retour...