samedi 23 mai 2009

Roland Garros 2009 - Article l'Equipe.fr



« Rafael Nadal, comment vous sentez-vous de retour à Paris ?

Je suis content d'être ici. A chaque fois. C'est toujours un plaisir, une sensation spéciale de retrouver les courts de Roland-Garros. Je me sens bien physiquement, même si on ne sait jamais ce qu'il va se passer pendant un tournoi comme celui-ci.

Vous êtes le grand favori à votre propre succession. Cette attente représente-t-elle une pression supplémentaire ?

Ma seule pression, c'est de bien jouer au tennis. Et après, on verra. D'ici dimanche, je vais m'entraîner pour passer le premier tour. Le tournoi est très long avec tous les meilleurs joueurs au monde.

Vous commencez par un joueur issu des qualifications...


Il aura trois matches dans les jambes, il sera prêt à jouer. Je le serai aussi. Ca ne sera pas évident. Mais de toute façon, aucun match ne sera facile.


Comparé à Madrid, vous retrouvez à Roland-Garros des conditions de jeu qui vous conviennent mieux...


Je ne me suis entraîné qu'une fois, aujourd'hui (vendredi). Je me sens bien. Je n'aime pas comparer les courts. Ce sont deux tournois complètement différents, avec une situation et des enjeux complètement différents eux-aussi.


Vous n'avez pas paru touché par votre défaite face à Roger Federer en finale du tournoi espagnol...

Je suis content de ma saison sur terre, de la manière dont j'ai joué à Monte Carlo, Rome et Barcelone (Nadal a remporté les trois tournois). J'ai presque réalisé une saison parfaite sur terre battue. Madrid a été un tournoi plus difficile, avec des courts plus rapides, des balles qui volaient beaucoup et très difficiles à contrôler. Ici, les balles sont plus lourdes, elles restent plus dans la raquette. J'ai moins bien joué là-bas, sauf pendant un set et demi en demi-finale contre Novak Djokovic. J'ai quand même disputé la finale, ce qui n'est pas si mal.



Diriez vous que Roger Federer est revenu au meilleur de sa forme ?

Il faut lui demander à lui. Il a toujours été présent. A l'Open d'Australie, à Miami, sur terre... Même lorsqu'il perd, c'est toujours dans les derniers tours face à de grands joueurs.


Comment voyez-vous votre relation avec le public parisien ?


Ce tournoi est un des plus beaux au monde. Le public s'est toujours bien comporté avec moi. Il a été déçu lorsque j'ai du abandonné à Bercy l'hiver dernier. Ca a été douloureux pour moi de sortir du court sur blessure. Ensuite je n'ai pas pu disputer le Masters, ni jouer en Coupe Davis. Le public m'a un peu hué sur le coup. Mais j'ai le sentiment d'avoir de bonnes relations avec lui. »