samedi 20 juin 2009

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Rafael Nadal renonce

En raison de douleurs persistantes aux genoux, Rafael Nadal a choisi de déclarer forfait. Le tenant du titre ne s'estime pas à 100% pour défendre sa couronne et a préféré renoncer.

Quand une conférence de presse de Rafael Nadal est annoncée, vendredi à 19 heures à Wimbledon, le forfait du tenant du titre se fait très pressant. L'image des tableaux d'affichage du Lawn Tennis Championship avec le score présumé entre le Majorquin et Arnaud Clément (6-4, 3-6) comme banc d'essai apparaît bien désuète quand le numéro 1 mondial annonce en espagnol son forfait. Il éteint d'abord son téléphone mobile qui vibre et explique qu'il ne peut pas jouer en raison de ses douleurs aux genoux. Plus précisément, il peut jouer mais ne peut pas gagner.

«Pas un problème chronique»

Pour un champion de sa dimension, il n'est pas question de faire de la figuration. « C'est dur mais en même temps, je n'ai pas d'autres options car je ne peux pas jouer à 100% », explique l'Espagnol avec un sourire fataliste tout en avouant être «fatigué de jouer comme ça». Il a tout essayé pour défendre son titre. Arrivé mardi en Angleterre, il a participé à une exhibition à Hurlingham, ponctuée par deux défaites contre Lleyton Hewitt et Stanislas Wawrinka. «J'ai tout essayé pour être dans ma meilleure forme, constate Rafael Nadal. Mais je ne peux pas venir à Wimbledon pour juste participer, je viens pour gagner et je ne peux pas gagner si je ne suis pas à 100%. »

Il ne connaît pas encore la durée de son indisponibilité, mais il ne se montre pas inquiet sur la suite de sa carrière : « Ce n'est pas un problème chronique. Je vais revenir.» Depuis Madrid, il connaît l'origine du mal : un oedème au genou. Il veut maintenant se soigner et cela prendra le temps qu'il faut. Le calendrier démentiel est-il en cause ? « Je ne sais pas », avoue avec un moue le numéro 1 mondial. Quand on lui parle de la possibilité de perdre sa première place mondiale, il répond avec un petit sourire en coin qu'il a été « quatre ans deuxième, alors...» Alors Arnaud Clément hérite de Juan Martin Del Potro comme adversaire et les tableaux d'affichage peuvent effacer leurs essais. - S.D., à Londres