samedi 14 novembre 2009

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Tennis - ATP - Bercy

Djokovic s'offre Nadal

Novak Djokovic a balayé Rafael Nadal en 1h16 et deux petits sets. (EQ)
Novak Djokovic a balayé Rafael Nadal en 1h16 et deux petits sets. (EQ)

Faut-il être fatigué pour gagner ? Faut-il arriver masqué pour gagner ? De Gaël Monfils, qui déclare avoir un «physique de chèvre» après son premier tour, à Novak Djokovic, qui avoue «être mort physiquement» après son quart de finale, la fatigue transcende ! Après sa victoire à Bâle contre Roger Federer, le Serbe donne une leçon (6-2, 6-3 en 1h16') à Rafael Nadal pour se qualifier pour sa première finale à Bercy. «Est-ce une provocation ou...», répond en riant le Serbe, qui ajoute : «Il n'y a pas beaucoup de choses à dire sur ma performance d'aujourd'hui, sauf que c'était parfait. J'ai fait exactement ce que je voulais faire : j'étais agressif, j'ai pris le contrôle du match tôt, je frappais des coups gagnants de n'importe quelle position...»

Sur le court, le 3e mondial distribue les gifles en coup droit et en revers, alterne les amorties et les montées au filet et propose une qualité de jeu exceptionnelle. A partir de deux jeux partout au premier set, il enchaîne sept jeux consécutifs, termine la première manche sur trois jeux blancs et laisse cinq points en sept jeux à son adversaire ! Et Rafael Nadal ne joue pas mal (13 points gagnants pour 8 fautes directes)... mais il ne peut pas jouer. «Il jouait vraiment très bien, de manière incroyable. Il n'y avait rien à faire aujourd'hui. Quand je joue mal, je le dis. Je pense qu'aujourd'hui, je n'ai pas mal joué. Mais il est très compliqué de jouer face à un adversaire qui atteint ce niveau, soupire le n°2 mondial. Il faisait presque que des coups gagnants

«Je pense qu'aujourd'hui, je n'ai pas mal joué. Mais il est très compliqué de jouer face à un adversaire qui atteint ce niveau. Il faisait presque que des coups gagnants.»

Novak Djokovic ne lui laisse pas le temps de s'installer en l'agressant en permanence et en trouvant une profondeur de balles qui réduirait un optimiste à une psychanalyse de vingt ans. L'Espagnol ne possède pas de solution, d'occasion (zéro balle de break) et attend la fin de l'orage. Mais Novak Djokovic ne descend pas de son nuage et termine le match sur un 32e coup gagnant... sur la ligne. «Je me suis surpris», déclare Nole à la foule après avoir reçu une belle accolade du vaincu. La veille, Gaël Monfils a avoué «se surprendre» en conférence de presse. La fatigue propose donc des vertus similaires : la performance et la surprise.